Revue Marine – Méditerranée orientale Qui va trancher le nœud gordien ?

Revue Marine de l’ACORAM n°271 – Avril – Juin 2021

Prise de recul sur la situation géostratégique en Méditerranée orientale

La Méditerranée n’est mare nostrum que les quelques siècles correspondant à l’empire ro­ main après la chute de Carthage. Le reste du temps cet espace stratégique n’a été que le jeu d’affrontements entre des successions d’em­pires naissants ou déclinants. Il suffit d’étudier les cartes des atlas historiques pour constater que la plupart de ses rivages n’ont cessé d’être convoités par les puissances émergentes du moment. Ce fut le cas pour l’Islam au VII” siècle qui a profité de l’effondrement quasi si­multané des empires byzantin et sassanide pour s’emparer de façon fulgurante des deux tiers des côtes méditerranéennes. C’est, sem­ble-t-il, de nouveau le cas actuellement sur la Méditerranée orientale avec les prétentions néo-ottomanes du président Erdogan, mais aussi avec les convoitises égyptiennes du ma­réchal Sissi sur l’Afrique ainsi que les inten­tions de l’empire perse renaissant, au travers des gesticulations de son « croissant chiite » qui souhaite s’imposer au Moyen-Orient comme pivot stratégique à la place des sunnites. Les trois partent du principe que le temps des Occidentaux est terminé et que le jeu est désormais ouvert.

Lire l’article en PDF

Pour découvrir la Revue Marine de l’ACORAM

Total
1
Shares
Vous aimerez également...
Pour en savoir plus

Crash ou guerre ?

La descente aux enfers se poursuit dans une allégresse intellectuelle et médiatique assez consternante. Au sud de la Méditerranée, l’islamisme s’installe partout en utilisant le suffrage universel pour ramasser et consolider le pouvoir pris dans la rue.
Pour en savoir plus

Y a-t-il péril en la demeure ?

Entre le terrorisme, le changement climatique, l’absolutisme du régime et l’emprise des ses réseaux d’affaire sur l’économie mondiale, il n’y a plus de place pour l’émerveillement et la quiétude.
Pour en savoir plus

Ça suffit !

Combien de fois dans une journée le mot « crise » revient-il à la une des médias : Des milliers de fois! Il résonne sans interruption, et souvent de façon inconsidérée, avec des effets larsen de plus en plus insupportables pour le commun des mortels.